Le délicat retour au poste des salariés victimes de burn-out
Le délicat retour au poste des salariés victimes de burn-out
Dans cet article, le Monde met en avant le fort risque de rechute après un burn-out. Cela concernerait « 28 % des personnes ayant subi un syndrome d’épuisement professionnel ou une dépression ».
À la suite d’un burn-out, la reprise du travail intervient souvent de manière précoce en raison d’un sentiment de culpabilité, émanant du salarié lui-même ou à la suite d’une pression extérieure.
Toutefois, la rechute est également due à l’absence de réflexion pour améliorer réellement les conditions de travail.
Si aucun aménagement n’est effectué, les raisons ayant entraîné un premier burn-out ne sont pas éliminées et le risque de rechute augmente fortement.
Afin de mieux cerner les signes de souffrance psychique au travail et les raisons qui peuvent l’engendrer, vous pouvez consulter notre article « Les mécanismes de souffrance au travail par Marie Pezé, psychologue du travail ».
L’importance d’un maintien du contact avec l’entreprise pendant la durée de l’arrêt de travail est également rappelée. Le soutien social, tant de la hiérarchie que des collègues, a un rôle crucial pour permettre un retour au poste dans de meilleures conditions.
L’article démontre certaines limites auxquelles les entreprises se retrouvent confrontées :
« l’origine de certains burn-out est directement liée à leurs modes de fonctionnement (management par les chiffres, pression aux résultats, émiettement des tâches, …) ».
Ces difficultés systémiques sont les plus difficiles à dépasser et demandent un réel effort de réorganisation, dépassant le seul poste du salarié revenant d’un burn-out.
Pourtant, les chiffres démontrent l’importance d’un tel effort : « 47 % des salariés se disent en « détresse psychologique », dont 14 % à un niveau élevé selon le baromètre Empreinte humaine publié en 2025 ».